Faut-il croire les rumeurs sur Sophie la girafe ?

En 2011, un article a fait grand bruit dans le monde du jouet dédié aux tout-petits. Publié par UFC-Que choisir, il dénonçait la présence de substances dangereuses. 10 ans plus tard, que retenir de cette polémique qui toucha notamment Sophie la girafe ? Retour sur l’histoire de ce joujou mythique et ses critiques.

Sophie la Girafe, un jeu d’éveil mythique pour les nourrissons

Sophie la Girafe est depuis 1961 le joujou préféré des tout-petits. En caoutchouc 100% naturel, elle a un long cou et quatre pattes faciles à prendre en main par les bébés. Ils la mordillent à volonté et l’apprécient pour le petit son qu’elle émet.

Depuis les années 1980, c’est l’entreprise haut-savoyarde Vulli située à Rumilly qui produit ce jeu d’éveil. Comme son site internet l’indique, « Sophie la girafe est testée chimiquement et mécaniquement dans plusieurs laboratoires agréés et indépendants. » Chaque jouet porte un numéro de lot pour une « traçabilité complète » attestant de « sa conformité avec les normes européennes et mondiales ».

Mais voilà, en 2011, un article alerte sur des substances dangereuses présentes dans certains jouets. Il cite notamment la célèbre girafe, qui fête alors ses 50 ans tout ronds. Depuis, de nombreux papiers sont parus sur le sujet. Certains s’opposent à ces critiques. Vous pouvez notamment en savoir plus ici.

La polémique autour des jouets pour bébés

Juste avant les fêtes de fin d’année 2011, UFC-Que choisir publie un article intitulé « Faudra-t-il écrire au père Noël pour obtenir un renforcement de la réglementation ? ». L’association alerte sur la présence de substances dans certains jouets destinés aux tout petits : « (…) l’emblème des jouets premier âge, Sophie la Girafe, pourtant destiné à la bouche des enfants, contient et même libère dans la salive des précurseurs de nitrosamines ! »

Comme l’évoque le journal Le Monde dans un article paru peu de temps après sur ce sujet, l’association dénonce « davantage un problème de réglementation qu’un véritable souci au niveau des produits ». (Source : « Que choisir tord le cou de Sophie la Girafe », Le Monde). De fait, l’Union fédérale des consommateurs y émet des recommandations pour renforcer celle-ci.

Les tests sur les jouets

En France, c’est la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui est chargée d’effectuer des tests sur les jouets. Ceux-ci portent sur toutes les étapes de la fabrication jusqu’à celles de la commercialisation.

À titre d’exemple, dans son bilan 2019, la direction rapporte que 760 jouets ont été testés. « 16% ont été déclarés non conformes et dangereux ». Ils ont fait l’objet de mesure de rappels. Certains ont été remis en conformité, les autres détruits.

Au niveau européen, la direction française est en lien avec le Réseau Rapex. Celui-ci sert de relai entre les pays membres de l’Union européenne.

Les recommandations pour acheter des jeux pour enfants

La DGCCRF propose une fiche pratique sur la sécurité des jouets pour aider les parents à s’y retrouver. Ils sont notamment incités à vérifier le marquage CE. Il leur est aussi conseillé de choisir un objet adapté à l’âge et la motricité des bébés, de bien lire les avertissements sur les emballages.

Sophie la girafe a fêté ses 60 ans en 2021. Elle fait partie des cadeaux de naissance régulièrement offerts aux nouveaux parents. Pourtant, plus de 10 ans après la polémique autour des substances présentes dans certains jouets, elle en subit encore les conséquences. Nombreux sont ceux qui s’opposent à ces critiques, au premier rang desquels Vuili son fabricant. Il garantit notamment sur son site internet la conformité de ses produits avec les normes européennes, dont le label CE.

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