Violences éducatives ordinaires : des pratiques nuisibles pour l’enfant

Poser des limites à l’enfant est parfois nécessaire pour les parents qui ne savent plus quoi faire pour gérer les pleurs et les caprices pour un oui ou un non. Bien souvent, la punition peut être assimilée à tort à une forme de maltraitance, devenue d’ailleurs un phénomène récurrent en France. Ce qui est loin d’être le cas. Voici plusieurs éclairages sur le sujet qui revient souvent dans l’éducation.

Les pratiques éducatives évoluent de génération en génération

Globalement, l’éducation regroupe des manières anciennes et des méthodes plus récentes. Généralement, les jeunes parents tendent à reproduire la même éducation qu’ils ont reçue à l’époque. Toutefois, bon nombre d’entre eux s’interrogent sur les nouvelles pratiques pour éduquer les enfants. Voici quelques éclairages sur l’évolution des pratiques éducatives d’autrefois, souvent associées aux violences éducatives ordinaires.

Les châtiments corporels, néfastes pour l’enfant

Il y a quelques années en arrière, par exemple, les enfants qui avaient un mauvais comportement à l’école devaient présenter leurs doigts à leur professeur pour recevoir un coup de règle. A cette époque, les châtiments corporels n’étaient pas pointés du doigt comme à l’heure actuelle.

En outre, d’autres punitions particulièrement humiliantes et sévères, telles que les fessés ou les mises au coin, étaient banales et acceptées. Des pratiques qui sont bien évidemment interdites et non tolérées aujourd’hui. Bien que ces pratiques dites « violences éducatives ordinaires » soient bannies de l’éducation, ces dernières sont toujours pratiquées par des adultes sur des enfants.

La lutte contre les violences éducatives ordinaires

Pour lutter contre ces formes de maltraitances, de nombreuses voix ont mis du cœur à l’ouvrage pour faire bouger les lignes et éradiquer les violences éducatives ordinaires (VEO) sur les enfants.

Certaines associations, comme StopVEO, mènent de nombreuses actions pour le respect des droits des enfants. Informer et sensibiliser les adultes, mais aussi les enfants sur les conséquences des violences éducatives ordinaires est une nécessité.

Quelles sont les frontières d’une punition ?

Bien que la punition existe depuis plusieurs générations, cette notion est encore floue pour de nombreux parents. Que ce soit, une gifle, une fessée ou encore une claque, frapper un enfant est interdit par la loi française.

Ces formes de violences, qui sont encore employées dans de nombreux foyers de l’Hexagone, n’ont pas leur place dans l’éducation d’un enfant. Ces comportements nocifs peuvent avoir une réelle incidence sur le psychisme en construction de l’enfant. Au même titre des violences physiques interdites par la législation française, humilier un enfant par des paroles est tout aussi une entrave à son développement personnel tout au long de sa vie.

Si le climat entre l’enfant et le parent est particulièrement tendu, élever la voix peut être tentant. Dans ce cas là, il est préférable de passer le relai à son conjoint ou à une autre personne présente. Dans cette situation, préserver son calme est la règle d’or pour gérer l’enfant.

Expliquer qu’il ne faut pas faire telle ou telle chose est la meilleure réaction à adopter. Devant un enfant turbulent, il peut parfois être nécessaire de le punir mais de manière appropriée.

Punir ou expliquer : que faire ?

Aider l’enfant à s’exprimer, notamment sur ses émotions ou susciter son empathie sont des éléments clés dans la gestion de la crise.
Il existe d’ailleurs un processus comportant 4 étapes pour parvenir à susciter de l’empathie chez un enfant qui, par exemple, se déchaîne contre un camarade en le tapant :

  • Faire prendre conscience à l’enfant ses propres émotions ;
  • Lui faire comprendre ce que ressent son camarade ;
  • Demander à l’enfant qui a eu un mauvais comportement sur la réaction de son camarade ;
  • Se faire pardonner auprès de l’autre.

Selon les professionnels en matière d’éducation, la sanction s’impose lorsque l’enfant ne respecte pas une consigne suite aux avertissements. Dans ce cas de figure, pour les enfants âgés d’au moins de deux ans, la méthode dite « time-out » consiste à imposer une exclusion temporaire pour lui faire comprendre son mauvais comportement.

Cela peut être par exemple en l’envoyant dans sa chambre pour que l’enfant puisse se calmer quelques minutes ou pour qu’il reprenne une activité. En somme, la punition doit être adaptée à la personnalité de l’enfant et doit être faite dans l’instant.

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